CLIN D’ŒIL DE DEUX BAROUDEURS

Depuis une dizaine d’années Christine et Jacques parcourent la planète pour photographier la faune sauvage et paysages.

 

Six mois en vadrouille

Ces globe-trotters ont pu réaliser leurs rêves : voyager pour capter les instants précieux du quotidien des animaux sauvages. Tous deux partagent une même passion pour la faune, « Qu’ils chassent, qu’ils pêchent, qu’ils paradent ou qu’ils courent,  les bêtes à poils et à plumes  représentent un sujet inépuisable. »

« L’Observatoire » est venu à leur rencontre.

Au cours de vos périples durant ces années,  du Pôle Nord au Pôle Sud quels sont les transformations que vous avez pu observer sur la planète ? Jacques Gillon déclare : dans la presqu’île du Varanger, en Norvège, les pêcheurs ont construit une plateforme juste à côté du site de parade des combattants variés et cela a entraîné une perturbation qui pourrait nuire à l’arrivée de ces oiseaux. Ils devront probablement chercher un autre site afin de perpétuer l’espèce.

En juin dernier ils ont passé 3 mois en Namibie et au Botswana pour photographier les grands fauves : lions, guépards, léopards et éléphants. Leur passion a été assouvie parfois au prix de situations causasses et dangereuses : Christine a évoqué quelques souvenirs, nous avons campé à côté d’un hippopotame broutant notre herbe et avons été chargé à plusieurs reprises par des éléphants. Nous nous sommes perdus dans la nuit noire africaine.

Nous allons les observer dans les réserves car leur habitat naturel a peu à peu disparu en raison des constructions humaines et de la chasse. Beaucoup de lions ont été tués lorsqu’ils vont chercher leur nourriture sur les terres des fermiers sud-africains ou namibiens. En période de sécheresse certains animaux disparaissent, cela a été le cas en Namibie et dans le Kalahari ou des élans n’avaient pu de nourriture.

« L’observatoire » :

Comment sont les sites dans ces régions ? C’est la savane brûlée par le soleil ardent. En décembre 2008, la température affichait les 46° à l’ombre dans le Kalahari.

En Indonésie

Jacques et Christine ont partagé plusieurs jours le quotidien d’une tribu indonésienne. Le gouvernement indonésien a récupérer les terres de la tribu des Sakai, à Duri, à l’ouest de Sumatra. Des logements en bois leur ont été construits et des aides allouées en échange des terres. Nous étions les premiers étrangers à être reçus parmi cette tribu. Leur jungle disparaîtra petit à petit.

Au nord de Sumatra, dans la forêt de Gunung Leuser, la déforestation importante diminue le nombre d’orangs-outans.

En raison d’une population croissante, les surfaces cultivées font place aux forêts afin de produire davantage et nourrir les villageois. Il reste donc peu d’espace pour les animaux. On peut encore observer les varans de Komodo qui se trouvent sur un site protégé.

Madagascar

La déforestation se poursuit. « Nous avons eu la chance de pouvoir photographier 27 espèces de lémuriens sur environ une trentaine existantes dans différents parcs et réserves.

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