Être ou ne pas être à la mode

Être ou ne pas être à la mode bon pour mise en page

 

Dès que nous sortons, dans les rues, les métros, les centres commerciaux, la mode nous suit partout. Inspirée par les magazines, les couturiers, les créateurs, elle se décline dans différents styles.

 

Bcbg, glamour, bling-bling, grunge, bobo, flashy, etc. Il y en a pour tous les goûts. Mais faut-il la suivre aveuglément ? Coco Chanel disait : « Il vaut mieux la suivre même si elle est laide. »

Être ou ne pas être à la mode

Être ou ne pas être à la mode, Dans la rue

Margot, jeune styliste, adore observer la manière de s’habiller des gens dans la rue. Elle s’installe à la terrasse de café dans différents lieux. Face à l’Opéra de Bordeaux : « Les tenues varient suivant les âges, le jean, lui, traverse les générations : les ados le portent troués, les plus jeunes parfois laissent entrevoir un genou, une demi jambe. Ils sont influencés par la pub, l’actualité. L’apparence physique est un élément très important dans la vie des jeunes : le style du vêtement est devenu un moyen de se faire valoir. Quelques passantes, perchées sur hauts talons ont adopté le glamour, intemporel, emprunté au cinéma hollywoodien ; les robes moulantes mais non vulgaires, sexy mais juste ce qu’il faut, rouge à lèvres. Cette mode ne sied pas à toutes les silhouettes. Bien enrobées, mieux vaut éviter le près du corps qui boudine ! La difficulté : choisir dans la mode un vêtement qui convient à la fois à votre morphologie et à votre environnement. À la sortie des bureaux, des femmes au style bcbg ou urban chic portent jupe droite, chemisier cintré, entre classicisme et tradition, une mode qui ne déçoit jamais. Au café Flore, à Paris : « Ici, un défilé de styles : une élégante jeune femme passe au milieu des clients ; elle est vêtue d’une longue robe plissée, en lamé doré, fendue sur les côtés, en plein après-midi ; c’est la mode du plissé brillant et ce n’est pas une tenue de soirée, non c’est la mode ! Dans ce lieu, personne n’y trouve à redire. En face, s’installe un couple bobo, bourgeois chic. Leurs vêtements et sacs semblent un peu usés, comme sortis d’un grenier. La femme porte un jupon fleuri, un sautoir signé peace and love sur un grand pull Zadig et Voltaire, boots négligés mais de marque. Dans les environs, les boutiques luxueuses telles Prada étincellent.

 

Être ou ne pas être à la mode, À chacun son style

Chacun le choisit. Rachel et Julia, deux amies accros de la mode passent leur loisir dans les boutiques branchées, au cours de leur déplacement. Mais, portemonnaie oblige, elles fréquentent les enseignes les plus courantes, Mango, Morgan ou le géant Zara. Là, profusion de fringues. Vous pouvez passer des après-midi à essayer, emporter une robe, la régler, vous avez un mois pour la ramener ! Le stock est impressionnant et le choix difficile. » Après quelques essayages usants, Julia a craqué pour une longue jupe en tulle transparente, la mettra-t-elle ? « L’influence de la mode est telle qu’elle nous oblige à admirer des choses sans intérêt qui semblent quelques années plus tard d’une extrême laideur. » déclare Gustave Le Bon. En général, les industries produisent ce qui est nouveau, ce qui pousse les gens à consommer, tous les six mois. Les inséparables fréquentent aussi le quartier des Halles à Paris. « Ici, de nouveaux styles : le grunge, des jeunes vêtus de vieux jeans, pulls décousus, cheveux négligés, chaussés de bottes militaires ou docks Martens. On trouve aussi le glam sport avec le blouson Adidas, le pantalon de yoga dans des baskets dernier cri et des lunettes ray ban ; le style est décontracté mais étudié. Dans un lieu très fréquenté du bassin d’Arcachon, la bimbo, moulée dans un pantalon, talons vertigineux, dégage un sex-appeal. Quelques barbus bling bling, attablés à la terrasse du café en vogue, exposent leur statut de nouveaux riches avec des bijoux clinquants .Et des fashions victimes qui s’inspirent des défilés, des revues en perpétuel mouvement. »

Coco Chanel disait : « La mode, c’est ce qui se démode. » Alors, à quoi bon investir chaque saison dans un vêtement qui coûte les yeux de la tête pour le porter un jour dans sa vie, se serrer la ceinture tout le mois ou se vêtir comme un sac de patates parce que c’est in ? La mode offre toutefois quelques avantages : rend la société créative, fait vivre des stylistes, commerçants, couturiers. Être bien dans sa tête aide à créer son propre style sans pour autant la suivre.

Être ou ne pas être à la mode

Elisabeth Cadilhon-Gillon

 

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